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Wednesday, December 06, 2006

Du microcrédit pour une paix durable !!!

Article publié dans la lettre de la Chambre Régionale de l'Economie Sociale et Solidaire du Limousin (CRESS Limousin)
L’économie solidaire est une discipline et pratique qui ne cesse de se développer sur le plan planétaire. Cependant, elle reste encore peu connue et reconnue en occident, même si le secteur d’activités de l’économie sociale et solidaire, déjà présent, est en progression. En effet, et sans exception, bon nombre des économies à travers monde, et quelque soit l’idéologie politique, on trouve d’anciennes et de nouvelles formes de coopératives, des organisations caritatives, des entreprises sociales ou solidaires, des entreprises autogérées et alternatives, des initiatives collectives de logement, des systèmes d’échanges locaux ou de troc, le commerce équitable, des institutions de finances solidaires, la production – consommation et autres initiatives rurales, des entreprises d’insertion et autres formes d’initiatives d’économie sociale pour et avec les chômeurs, les femmes, les minorités ethniques ou autres personnes désavantagées socialement et/ou économiquement.
Face à cet état des lieux malheureux, des voix à travers le monde se sont élevées pour réclamer la reconnaissance et le soutien financier et logistique de ces institutions de l’économie sociale et solidaire, qui dans bien des cas, avaient été conçues comme un palliatif temporaire et qui sont maintenant pleinement intégré au traitement de l’exclusion et de la pauvreté.

Enfin, voilà, le voile est levé sur la microfinance. A peine Les célébrations marquant l'année internationale du microcrédit avaient pris fin aux Nations Unies en novembre 2005, le comité Nobel de la paix 2006, vient de primer Muhammad Yunus. " Le banquier des pauvres", "Le prêteur d’espoir", "Le Champion absolu du micro crédit", que de gratitude et de superlatifs pour ce professeur d’économie à l'université de sa ville natale de Chittagong, au Sud du Bangladesh et président de la Grameen Bank, premiere banque au monde qui permet aux plus démunis d’emprunter de l’argent et de lancer leur propre activité économique. Elle fonctionne sur le microcrédit, en prêtant, moyennant intérêts, à des groupes de cinq villageois qui doivent rester solidaires pour les remboursements. Les taux varient selon leur objet, de 5 à 20%. «Good Business, good developpement», résume ainsi un slogan Grameen. Le capital de la Grameen est détenu à 93% par les emprunteurs et à 7% par l'Etat.«J'enseignais d'élégantes théories économiques dans une classe, pendant que des gens étaient en train de mourir dans les rues», disait-t-il ?

"Une paix durable ne peut pas être obtenue sans qu'une partie importante de la population trouve les moyens de sortir de la pauvreté". C'est du moins la conviction du jury du comité Nobel. " Le micro-crédit est un de ces moyens", a ajoutéle président Ole Danbolt Mjoes.
Avec près de quatre milliards de personnes dans le monde qui n'ont pas accès aux services financiers, le concept du microcrédit touche aujourd'hui 100 millions de personnes dans le monde. Certes, les critiques en ont souligné les limites, telles la saturation des créations d'emplois et la mise à l'écart des «plus pauvres parmi les pauvres». Mais s'il n'est pas une solution miracle, il offre une option possible aux démunis.

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1 Comments:

Anonymous Anonymous said...

Je retrouve dans article quelques unes des réfléxions dont Jacques Attali ou encore Daniel Cohen "m'ont" livrées, il y a quelques mois. Gageons que les prochaines échéances électorales seront propices au thème du micro-crédit...

6:20 AM  

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